mardi 27 avril 2010

Les Filles

Reviennent bientôt.
Elles vous manquent?
Bientôt, vous dis-je.

mardi 16 mars 2010

La route.

Bien sûr, j'aurais pu choisir la ligne droite.
Mais quand on s'appelle Solveig, on préfère les courbes.
Elle est devant toi, la route. Le ruban noir. Tu l'imprimes dans tes yeux.
Tu serres les cuisses un peu plus fort, les genoux aussi, tu refermes tes mains, tu agrippes fermement, tu ne dois pas lâcher.
Et puis tu lèves les yeux, la tête, tu regardes loin, ton regard anticipe.
Tu sais qu'il va falloir onduler, le plaisir va saisir tes fibres, tu feras corps avec elle.
La courbe, elle, est dans ton corps avant que tu la touches, avant que tu bascules légèrement sur le côté, et que le vertige te saisisse.
Si quelqu'un te voyait, il verrait un seul être gîter, et se redresser en sinuosités, les roues, le bassin, les  bras, les courbes dans la courbe.
Et repartir de plus belle.
Accélérer, aller  plus vite, donner de la puissance, se pencher en avant doucement, pour que ton cou reste bien dans l'axe de ton dos, et que la rondeur du casque ne soit pas une prise au vent.
Parce que tu résistes, tu luttes pour être toujours unie à ton engin dont tu as la carrosserie entre les cuisses, la rondeur, le confort, elle se moule à toi, ou toi à elle, ta bécane.
Tu passes tes vitesses, danse des pieds et des mains, coordination, main, pied, main, pied, mettre les gaz, main pied, encore, tu montes en puissance, le paysage se déroule encore plus vite, comme dans les films où tu vois derrière le personnage la fenêtre du train, celle de la voiture, et le flou des couleurs, du vert, du gris, du bleu.
Tu as chaud sous ta veste, froid aux jambes, alors tu cherches la chaleur du moteur, tu es assisse dessus, tu réalises que tu maîtrises quelque chose de plus fort que toi, tu te fais humble et tu te concentres, le plaisir emporte tout, mais avant, vibrer encore, vivre toujours.
Et en jouir.

mercredi 10 mars 2010

Ayurvedique

Entre.
Je te laisse ôter tes habits. Oui, tout.
Allonge toi sur le ventre. Oui, là, à même le sol.
Détends toi.
Ce sont des huiles tièdes qui s'écoulent continuellement sur ton corps. Oui, nous sommes deux. Une qui verse. L'autre qui te masse.
Je pose mes mains. Une sur ton dos. L'autre sur ta tête. Je ne bouge pas. Toi non plus. Je respire. Doucement. Calmement. J'attends. Sens moi. Sens ma respiration. Là. Voilà. Tu sens? Nous respirons ensemble.
Maintenant, la danse de mes mains va pouvoir commencer. Elles vont danser sur ta peau. Nous allons rester tout le temps en contact. Jamais elles ne te quitteront. Et toujours, l'huile s'écoulera. Je ne te cache pas que parfois...mes voutes plantaires et mes talons remplaceront les paumes de mes mains...

Tu es beau. je frémis de plaisir à chacun de mes mouvements sur ta peau. Je te masse et te malaxe.
Oui ce sont mes pieds. Je n'ai pas pu résister. Tu aimes?
Grec ? Non, égyptien.  J'aime. Es-tu chatouilleux?
Mes doigts s' entrelacent entre tes orteils.
Retourne toi que je voie ton visage, ton torse, ton ventre, ...
Laisse moi presser ton visage,
Ton corps n'a plus de secret pour moi à présent.
Je le connais de la tête aux pieds.



mardi 16 février 2010

Le Baiser pour Charles...

 Bien cher Charles...ceci est pour vous...



Pourquoi lui ?
Parce qu’il est mystérieux, il montre tout sans rien dévoiler, il parle, il parle, tant, que j’ai voulu le faire taire, parce que je l’aime et que je voulais qu’il l’entende…
Il m’a suffit de l’embrasser…

Quel baiser lui avez-vous donné ?

Avec mes bras, avec mon corps, avec mes lèvres, je me suis faîte sangsue, pores à pores, je l’ai conduit dans ma mer intérieure, il aurait pu se noyer, mais ce baiser, ce bouche-à-bouche brasier l’a sauvé de lui même, il me donnait sa bouche je lui donnait de l’air, il me brûlait le cœur, j’inondais sa flamme, notre brasier dure encore, notre baiser fusionnel.

Votre premier baiser ?
Je ne sais plus l’âge exact que j’avais…elle…était plus expérimentée.
Je me suis retrouvée sans défense quand elle a commencé à dégrafer ma chemise. Je me sentais toute chose, sans réaction, avec juste des sensations, des frissons de ce que je ne savais pas encore être le plaisir à l’état pur, quand le corps envoie le signal que tout fonctionne en accord parfait, elle a posé sa main sur ma jeune poitrine, s’est penchée sur moi, et le parfum du chewing gum malabar a envahi mes narines, j’ai fermé les yeux, et je me suis abandonnée à ce baiser parfait.

Et le plus marquant ?
La première fois que…je en sais pas comment vous le raconter…un baiser interdit bien sûr, celui qui m’a appris que la découverte de l’autre n’a pas de limite, sauf celles que l’on se choisit…un baiser entre femmes, un baiser brûlant, de ma bouche à ses lèvres…

Votre type de baiser préféré ?
Celui de nos retrouvailles, chaque matin, celui de nos quais de gare et de nos chambres d’hôtel, celui que je reconnais entre mille, le sien.

J'aurais voulu...

 

J'aurais voulu participer au tag de Charles...Mais les mots qui refusent de s'habiller, les phrases qui ne veulent pas danser ensemble...les idées qui se bousculent...et tombent les unes après les autres...


Alors que j'aurais tant voulu raconter  pourquoi c'était lui.Pourquoi cet homme antipathique, arrogant, inaccessible, renfermé, froid...tout en lui me révoltait...Je ne supportais l'idée qu'un homme puisse m'impressionner sans comprendre pourquoi...J'aurais pu ressentir de l'indifférence pour lui...Mais non.... sa présence provoquait en moi des émotions prenant leurs sources dans une montagne de colère. Pourquoi lui? Pour tout ça peut être?..non? 

Et puis vous raconter que le baiser que je lui ai donné était agressif, un baiser où l'on mordille les lèvres....

Mais non, impossible, mon bureau, au fil de la soirée, flottait dans une mer de pages blanches griffonnées maladroitement ... comme mon premier baiser ... à la sortie de la piscine...derrière les sapins... Le premier pour nous deux...maladroits...ne sachant comment faire "bien"...

Faire bien...ce ce que je croyais...quand j'ai découvert ce tag...les idées étaient nombreuses, pourtant, leurs formes, leurs couleurs, tout...Mais là...rien...même mon baiser le plus marquant. Une soirée, entre copains, dans un pub. Nous avions fait la fermeture, la Guiness nous faisait chanter sur le quai. Et puis, la pluie s'est mise à tomber lorsque nous sommes arrivés au phare. On s'est tous abrités sur le seuil de la porte. Nous étions serrés comme des sardines. J'étais planquée contre la porte. Lui aussi. Derrière eux. Les copains. J'ai senti ses doigts frôler les miens, les effleurer... J'ai réussi à tourner mon visage vers lui... il a plaqué ses lèvres contre les miennes. Elles étaient chaudes et avait le goût du malt et du houblon. Sa langue à commencer à caresser la mienne. Elles seules pouvaient bouger. Elles jouissaient d'une totale liberté...Et puis la pluie a cessé...le baiser aussi...

J'aurais voulu, même pour mon baiser préféré...celui qui a le goût des larmes, de la mer, le baiser salé.




mardi 9 février 2010

Maestro

Tu m'as souvent dit que mon corps est un tableau.
Beau parleur, aujourd'hui je te prends au mot.
Tiens, quelques outils, quelques pinceaux, n'hésite pas, mon corps sera ta toile.

Mmmm, oui, comme tu as raison de commencer par là...mon pied droit.
Tu parcours la plante, vierge encore, tu y poses quelque pinceau fin, en soie c'est certain, sa douceur me fait frémir, tu as trouvé le toucher, ni trop fort ni trop léger, déjà les frissons qui ne sont pas de rire, me prennent.
Oui, passe au dessus, là, sur mon cou de pied courbé, prêt à se laisser plier à ta volonté, tu me caresses, quelle couleur déjà? rouge, comme la passion, je sens qu'elle monte.
Tu chuchotes à mon oreille alors que ta main se fait subtile, je ne sais plus où tu en es... la cheville, le mollet? aaah, je te sens derrière le genoux, ma peau se hérisse, ma voix s'en mêle, j'ai chaud, alors que je suis nue, sur ce lit bien trop grand, et toi, enlève cette chemise, tu ne te tacheras pas, c'est promis.
Comment, déjà, tu quittes ce sésame pour remonter ma cuisse? pourquoi ne dis-tu plus rien, je sens ton souffle qui vibre, et ta main se met à trembler. Je me laisse tomber...
Je te conseille de ne pas prendre ce chemin, je ne pourrais pas tenir jusqu'à demain, va plutôt là, en bas de mon dos, ah, non, ce n'est pas une bonne idée je succombe à cette peinture là aussi, dans ce creux, le début d'une faille dont on ne connait jamais la fin, qui mène aux mêmes émois que par là...devant...
Non, suis ma colonne... oui... non... je ne sais plus, c'est que j'ai faim vois-tu?
Laisse moi te voir en peintre du dimanche matin, ton pinceau à la main et ton envie te guider.
Je voudrais aussi bien que tu utilises tous tes accessoires pour me peindre, me dessiner le corps, l'enduire de tes désirs, le parcourir de ta pointe comme un stylet, doucement, sans vouloir se presser.
Je te fixe, mon Michel-Angelo, mon Titien, tu es beau comme une sculpture de Rodin.
Ah, tu as repris le pinceau après cette mise en appétit, tu m'empêches de bouger, tes genoux autour de ma taille, comme un étau de velours, tu arasbesques mon devant, tu voyages sur la géographie de mes montagnes, tu voudrais planter le drapeau de la victoire, mais tu sais trop bien jouer de moi et de  mes sens, j'ai trop envie et tu la fait durer, car tu sais que je peux être avide.
Te voilà redescendu au nombril, mon Dieu, déjà, seulement?
Mais va plus vite, regarde, je me tord sous toi, tu ris presque, tu savoures ton pouvoir qui ne tient qu'à tes cuisses et ton pinceau, je me vengerai tu le sais, tu l'espères, alors tu plonges dans ma forêt noire, les soies ténébreuses s'emmêlant, méfies toi, tu risques de ne plus en sortir...tu es bien trop près du Graal, tu vérifies longuement que la porte fonctionne, avec un toucher on ne peut plus délicat, tu fignoles ta toile, tu l'améliores à ton goût, cela pourrait durer des siècles mais je m'évanouirai avant, je n'ai plus d'air déjà tu le sens?
Détache moi, délivre moi, utilise ton calame pour signer ton oeuvre, tu le sais c'est un incunable, il est unique ce plaisir là, c'est le tien, c'est le mien...
Je suis ton encrier...et crie!
Maestrooo...

lundi 8 février 2010

Mise à nu. #2

"ACTION"

Dans ton salon, assis dans ton chesterfield, tu regardes la pluie tomber. Tu écoutes le vent faire craquer la maison. Les feuilles des arbres sont tombées depuis déjà un mois. Tu aimes ces soirées d'hiver. Lorsque le temps semble s'arrêter. Faire une pause. Moi aussi.

Tu as éteint la lumière. Les flammes du feu qui se consume dans la cheminée, dessinent des arabesques sur ton visage. Je ne me lasse pas de te regarder. Tout en toi m'attire.



Doucement je commence à déboutonner ta chemise que j'enfile tous les soirs en rentrant. Je te regarde. Un bouton. Tes yeux noirs pénètrent mon regard. Je trésaille. Deux boutons. Ton sourire en coin caresse mes lèvres. Je frémis. Trois boutons. Ta peau mate effleure ma main. Je faiblis. Quatre boutons. Tes cheveux d'ébène frôlent mon cou. Je frissonne. Cinq boutons. Ton torse galbé se plaque contre mes seins. Je..je...perds pied...Six boutons. Tu recules. La chemise glisse le long de mes bras, et tombe sur le plancher.

Tu regardes mes seins. It's not.

Je me tourne j'observe la pluie glisser sur la baie vitrée. Je sens ton souffle chaud dans mon dos.

Tes mains saisissent ma taille. Puis descendent vers mes genoux. Puis remontent le long de mes cuisses. Mon corps ondule. Yes, it's not too. Alors, tu tires vers le bas ma jupe.

Mise à nue, tu m'installes dans ton chesterfield.

Les flammes, du feu qui se consume dans la cheminée, dessinent des arabesques sur mon corps. Tu ne te lasses pas de me regarder. Tout en moi t'attire.



"COUPEZ ! c'est bon à la garde?"

mardi 2 février 2010

Mise à nu.

Sur une plage, dans un bois, dans une clairière, sur une scène ou dans ton salon ?

Le matin, le midi, l'après-midi, le soir ou la nuit ?

En plein jour, dans la pénombre ou dans le noir ?

En hiver, au printemps, en été ou en automne ?

Il pleut, il neige ou il fait soleil ?

Et toi, allongé, debout ou assis dans ton chesterfield ?

Et moi, de face, de dos ou de profil ?

Je danse ou pas?

Une chemise à toi que je déboutonne doucement et que je fais glisser le long de mes bras ou bien un pull que j'enlève par la tête?

Un robe dont on enlève les boutons ou bien tu glisses la fermeture le long de ma colonne ?

Collant, jarretelle, bas, chaussettes ou rien?

Au fait, soutien gorge or not ?

Culotte, tanga, string, panty ou rien ?

Dis moi tout...Pour toi avec Nina...je veux que ce soit parfait !



mercredi 27 janvier 2010

Danse avec moi


Laisse moi te raconter, ami, ce que la danse me fait.
Je n'ai jamais appris, je ne sais pas les pas.
Quelques films me réjouissent, me transportent, battent la cadence, danse.

Un bal.
Le bal d'un mariage. Musique du soir. Les corps sont las, enchevêtrés, fatigués. Musique lancinante, le tam tam d'un djembé, tam temps tam temps, j'ai les yeux fermés je suis seule, je bouge à peine, laissant la main sur la peau du tambour se poser sur le rythme de mon coeur, une pulsation à trois temps.
Je me balance, tu me vois onduler du bas vers le haut, mes bras qui se lèvent, l'un après l'autre, je fais comme une arabesque sur la musique qui glisse, comme la goutte qui coule le long du verre d'eau fraîche...
Tango. Tu m'éloignes, tu me frôles, tu t'approches, ton souffle sur ma joue sèche la sueur qui glisse à mes tempes, je fais de grands pas, je fuis, tu m'attires, je plonge dans tes bras et ton regard. Nos corps bougent seuls, alors que nous nous hypnotisons, vert dans bleu, tu me sondes, je t'absous, tu m'enjôles, je cajole, et te love...
Danse avec moi.
Nous sommes deux nous sommes cent, nous somme seuls. Sur la scène la chorégraphie est précise, à pas comptés, temps mesurés, espaces contrôlés.
Nos tenues peau à peau laissent voir nos muscles, laissent passer l'air et nous font nus, c'est voulu.
Tu me passes dessus, tu me portes, je vois ton ventre respirer, se soulever s'abaisser alors que ton souffle reste léger, tu te fais anguille, je me fais plume, nous faisons des noeuds de nos membres déliés, nous nous envolons en pirouettes audacieuses, feu d'artifice avant l'implosion finale, au centre, c'est la loi.
Danse contre moi.
Toi et moi dans notre salon.
Nous avons choisi la musique, nous tamisons la lumière, nous chuchotons...chuuut. Viens, je vais t'apprendre mon pas, là, contre moi, pose ta main, là, dans le bas de mon dos, je ferme déjà les yeux, puisque c'est à ton parfum que je sais qui tu es. Ecoute, tu sens, mon sang qui bat contre toi, mes lèvres entrouvertes contre ton cou, la vibration de mon pouls qui passe de mon poignet à ta main...
Danse.
Nous sommes comme deux statues, une oeuvre vivante, qui ne bouge que par intermittence, presque invisible à l'oeil nu, tant notre cadence est transe, tant il suffit de peu que tu mènes le jeu, à un mot, une respiration, à un geste, une pulsation...
Danse, toi en moi, émoi.
(ta)

dimanche 24 janvier 2010

Djinn...

Regarde-moi...oui...ici, lorsque tu soulèves mon épaisse chevelure...tu le vois...ce petit tatouage au henné...éveillant ta curiosité ...

Hume-moi...oui...ici, dans mon cou...tu sens...ce mélange de roses, de violettes, d'aubépines...attisant ton désir...

Écoute-moi...oui...ici, ton oreille posée sur mon sein gauche...tu entends...le rythme du battement de mon cœur...envoûtant ton âme...

Caresse-moi...oui...ici, dans le creux de mes reins...tu sens...c'est chaud...ma peau brûle la pulpe de tes doigts...

Lape-moi...oui...ici, "là" ... oui ... oui ... oui ... tu savoures ce nectar de cassis et de vanille...aiguisant ton plaisir...


Tu m'appartiens. Tu es à moi. Tu n'y peux rien.



Oui.
Oui prends là cette dernière clochette accrochée autour de ma taille.
Oui.
Je t'appartiens.
Oui Je suis à toi.
Je n'y peux rien...

Enfin...

si...


car tu ignores qui je suis...





Hugaux MASSI

(oeuvre est réalisé d'aprés la couverture du tome 3 de la serie DJINN de Jean DUFAUX et Ana MIRALLES chez Dargaud)